Chauffer au bois

[ETUDE] Les bois de chauffage commercialisés se valent-ils ?

L’hiver approchant, on voit fleurir de nombreuses offres à des prix tellement variables qu’il est difficile de s’y retrouver. Quelle différence donc entre un bois de chauffage proposé par un spécialiste partenaire de LeMarchéduBois.com et des lots proposés en grande surface par exemple ?

Bois pour se chauffer : des qualités loin d’être toutes semblables

Vous l’avez probablement remarqué, grandes surfaces, magasins de bricolage, jardineries, de nombreuses structures proposent du bois de chauffage affiché comme « prêt à l’emploi ». Les acteurs de la filière bois ont donc demandé au CERIC, laboratoire d’analyses parmi les plus réputés en Europe, de réaliser quelques tests sur différents lots.

Echantillons et provenance

Les différents échantillons testés :

– Combustible A : bois fendu et séché en étuve NF H1G1 de qualité similaire à celle proposée par la plupart des professionnels présents sur LeMarchéduBois.com ;
– Combustible B : bois produit localement ayant séché plus de 2 ans ;
– Combustible C : bois séché à l’air libre environ 1 an ;
– Combustible D : bois acheté en libre-service agricole ;
– Combustible E : bois acheté en grande surface de bricolage.

Taux d’humidité : du simple au double

Avant même de se pencher sur les résultats, la première constatation est visuelle. Des produits totalement différents, certains présentant des dimensions variables, des salissures et même de l’écorce en abondance.

En ce qui concerne les analyses du taux d’humidité, elles révèlent que celui-ci oscille entre 13% pour le combustible A jusqu’à 30% pour le C.
En queue de peloton, on trouve le bois acheté en grande surface de bricolage ou en libre-service agricole qui affiche finalement pratiquement le même % d’humidité que celui séché pendant 1 an à l’air libre, soit respectivement 29% et 27%.

Autant dire qu’avec des résultats aussi élevés, un seul lot sur les 6 testés peut effectivement se prétendre « prêt à l’emploi ».

Quel impact sur ma facture et mon confort ?

Un taux humidité important dans un bois utilisé pour se chauffer impacte fortement la combustion qui est incomplète. De fait, comme tout un chacun le sait, celle provoque un rejet important de polluants et de particules fines dans l’atmosphère (alors qu’il serait possible de réduire les émissions de 91%), sans parler de l’obligation de faire appel plus souvent à un ramoneur.

Autre conséquence tout aussi fâcheuse, l’impact considérable de la combustion d’un bois humide sur le rendement du poêle ou du foyer fermé.

Les résultats de l’étude laissent très clairement apparaître que, pour obtenir le même confort intérieur, il faut brûler davantage de combustible. En effet, pour parvenir à la même chaleur restituée, la consommation de bois de chauffage est deux fois plus importante entre un bois de qualité et le lot acheté en grande surface de bricolage. Un surcoût qui est donc loin d’être anodin.

En ce qui concerne ces tests, les prix qui paraissent plus attractifs de la grande distribution en général peuvent donc s’expliquer par un séchage moins long, et donc par un bois bien plus humide. Si son prix semble donc alléchant à l’achat, au final la facture globale n’en sera que plus douloureuse.

Côte d’Or, Seine-et-Marne, Alpes-Maritimes, il y a forcément un professionnel du bois de chauffage de qualité près de chez vous. Pour le trouver, rendez-vous sur cette page.

Source : http://www.laboratoire-ceric.com/pdf/actualites/etude-ceric-chauffage-au-bois-et-qualite-de-l-air-(juillet-2017).pdf

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