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Comment limiter les particules fines du chauffage au bois ?

Le rejet de particules fines lors de la combustion du bois de chauffage est un problème que rencontrent les personnes possédant une cheminée à foyer ouvert ou encore un ancien modèle d’appareil. Pourtant, limiter les particules fines est en fait assez simple. Voici nos conseils pour atteindre cet objectif.

Particules fines : de quoi s’agit-il ?

Lors de la combustion, le bois émet divers polluants comme le monoxyde de carbone, des oxydes d’azote et autres particules fines. Ces dernières sont appelées ainsi, car elles ont un diamètre inférieur à 2,5 micromètres. Elles sont aussi désignées par le terme PM2,5. Les particules fines sont en suspension dans l’atmosphère et tombent au sol avec les précipitations, par exemple. Elles peuvent aussi pénétrer dans notre organisme via nos voies respiratoires et atteindre nos poumons et même nos alvéoles pulmonaires, ces poches microscopiques qui permettent aux échanges gazeux de se réaliser.
Les PM2,5 parviendraient aussi à passer dans notre sang et seraient responsables de divers problèmes de santé allant de l’asthme aux maladies cardiovasculaires en passant par les cancers.

En outre, les particules fines attirent divers autres polluants (plomb, dioxyde de soufre…), ce qui les rend encore plus toxiques. Il est donc important de veiller à ce que votre installation de chauffage au bois en rejette le moins possible. Mais la question est : comment faire ?

Bois de chauffage et particules fines

En 2011, au niveau national, le chauffage au bois était responsable du rejet de 29 % des particules fines dont 27 % étaient émises par les appareils domestiques/foyers ouverts.

Pourtant, il est possible de réduire l’émission de ces particules. Comment ? Par exemple, en investissant dans un appareil récent*. Les nouveaux poêles et autres offrent un rendement et des performances très élevés et émettent moins de particules et autres polluants.
Si vous avez une cheminée à foyer ouvert, vous pouvez simplement y installer un insert afin d’en faire une cheminée à foyer fermé. Vous améliorerez ainsi la qualité de l’air ambiant dans votre habitation. Car, comme l’indique l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), « selon des estimations récentes, un foyer ouvert et un foyer fermé antérieurs à 2002 émettent respectivement 97 et 91 kilogrammes de particules primaires par an, alors qu’un foyer fermé mis sur le marché après 2007 en émet 8 kilogrammes par an et un foyer fermé labellisé Flamme Verte 5 étoiles [en émet] 3 kilogrammes par an ».

L’ADEME ajoute qu’il serait encore possible de diviser par cinq le taux de particules fines émises par les appareils fonctionnant au bois de chauffe en remplaçant le parc actuel par de nouveaux appareils encore plus performants. Enfin, notez que pour limiter l’émission de particules fines, il est essentiel de bien utiliser votre appareil de chauffage au bois.
L’entretenir régulièrement ou encore utiliser un bois de qualité et sec font partie des gestes à adopter sans hésiter afin de respirer un air plus sain.

 

*En 2017, les ventes d’appareils domestiques de chauffage au bois ont augmenté de 12 % par rapport à l’année précédente. Si vous aussi souhaitez investir dans un nouvel appareil plus récent, plus performant et par conséquent moins polluant, sachez qu’il existe des aides comme :

– Le crédit d’impôt 2018 de 30 % sur le montant TTC de l’appareil de chauffage au bois hors cheminées à foyer ouvert ;
– Le taux de TVA à 5,5 %.

N’hésitez pas également à vous renseigner au niveau régional, voire départemental.

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