Environnement

Énergies renouvelables : le rapport de l’ADEME sur les terres rares

D’un côté, il y a les énergies renouvelables, et de l’autre côté, il y a les terres rares. Mais de quoi s’agit-il ? Voici quelques explications.

Les énergies renouvelables

Le terme « énergies renouvelables » désigne toutes ces ressources énergétiques naturelles considérées inépuisables. On parle aussi de « sources d’énergie renouvelables » ou encore « d’énergies d’origine renouvelable ». Il y a ainsi l’énergie solaire, l’énergie hydraulique, l’énergie géothermique, l’énergie éolienne et la biomasse. De nombreuses informations peuvent être trouvées en ligne à ce sujet sur le site lemediavert. Les énergies renouvelables peuvent être employées de diverses façons : pour chauffer des biens d’habitation et des locaux professionnels, pour produire de l’électricité… Et si elles ont leurs fervents défenseurs, elles ont également des détracteurs. Ainsi, certains y voient une solution d’avenir quand d’autres estiment qu’elles ont un impact environnemental non négligeable.

Les terres rares

On parle de « terres rares » pour désigner 17 métaux différents :

– le scandium ;
– l’yttrium
– les 15 lanthanides : Lanthane, Cérium, Praséodyme, Néodyme, Prométhium, Samarium, Europium, Gadolinium, Terbium, Dysprosium, Holmium, Erbium, Thulium, Ytterbium et Lutécium.

Le qualificatif « rares » est employé, car, dans le monde, les gisements exploitables sont détenus à 86 % par la Chine (nombre de 2017). Les métaux classés parmi les « terres rares » peuvent être employés de diverses façons : fabrication d’aimants permanents, polissage du verre, lasers de puissance, alliages métallurgiques, imagerie médicale, nucléaire… Les terres rares font partie de l’activité d’extraction minière et de transformation métallurgique. Et comme les énergies renouvelables, elles ont leurs détracteurs qui pointent du doigt leur impact environnemental (paysages défigurés, pollutions…). Et puisque les terres rares peuvent être employées pour fabriquer des panneaux solaires et autres éoliennes, certains n’hésitent pas à dénoncer le caractère faussement écologique de ces ressources et de leurs utilisations. L’ADEME a donc décidé d’enquêter et propose un rapport sur le sujet.

Terres rares : le rapport de l’ADEME

Pour celles et ceux qui critiquent négativement les énergies renouvelables, le fait qu’elles utilisent les terres rares est un argument mis en avant. Mais qu’en est-il réellement ?

Terres rares dans les énergies renouvelables : une idée reçue ?

Le rapport de l’ADEME est formel. La plupart des énergies renouvelables n’emploient pas de terres rares. Leur utilisation concerne principalement la fabrication d’aimants permanents dans le secteur éolien (en mer essentiellement). Toujours selon l’ADEME, aucune autre technologie basée sur les énergies renouvelables n’emploie les terres rares « de manière significative ». En outre, en ce qui concerne les éoliennes marines, des solutions alternatives existent. Il y a par exemple les génératrices asynchrones et génératrices synchrones sans aimant permanent.

Les énergies renouvelables sont-elles irréprochables ?

La quasi-absence de terres rares dans les énergies renouvelables les rend-elle irréprochables ? L’ADEME explique à ce sujet que certaines technologies solaires photovoltaïques emploient des métaux pouvant être critiques (tellure, cadmium, argent, indium…). Mais leur emploi est largement minoritaire, le silicium étant privilégié dans 80 à 90 % des cas. Or, ce dernier ne fait pas partie des terres rares et n’est pas un matériau critique en termes de risques sur les approvisionnements.

En résumé, l’extraction de terres rares a bien entendu un impact environnemental, ce qui est le cas de toute activité d’extraction minière et de transformation métallurgique. Mais, dans le domaine des énergies renouvelables, leur emploi reste très rare comme l’explique le rapport de l’ADEME. Pour l’éolien de mer, elles peuvent en outre être remplacées. L’ADEME conclut que l’emploi de métaux comme le cobalt dans les batteries Lithium-ion notamment est « nettement plus problématique ».

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