Chauffer au bois

Que sont la combustion propre, l’air primaire et l’air secondaire ?

Vous avez opté pour le bois de chauffage ou comptez le faire prochainement ? L’heure est à la maîtrise du vocabulaire en lien avec la combustion du bois. Air primaire, air secondaire, combustion propre… Nous vous invitons à découvrir ce qui se cache derrière ces différents termes.

Le rôle de l’air dans la combustion

Le saviez-vous ? L’air joue un rôle primordial dans la combustion de votre bois de chauffage. On distingue notamment l’air primaire de l’air secondaire.

L’importance de l’air

Pour que la combustion soit de qualité dans votre appareil de chauffage, il faut de l’air et même beaucoup d’air. C’est en effet grâce à ce dernier que la combustion est possible, car il va tout simplement permettre au combustible – ici le bois de chauffage – de brûler. « La combustion est une réaction chimique d’oxydoréduction entre un combustible et un comburant (le plus souvent, le comburant est le dioxygène de l’air) » est-il ainsi expliqué sur le site de Futura Sciences.

En quantité satisfaisante, l’air assure une combustion de qualité (propre), car la température est assez importante pour brûler les gaz et autres particules de bois.
Si l’air est en quantité insuffisante, la combustion n’est en revanche pas propre.

À titre d’information (ou de rappel), l’air est un mélange de gaz :
– 78 % d’azote ;
– 21 % d’oxygène ;
– 1 % de dioxyde de carbone (le fameux CO2) et autres gaz rares et vapeur d’eau.

Air primaire, air secondaire et air tertiaire

La combustion se déroule en trois phases.
1) La phase de séchage (jusqu’à 250 °C) consiste en l’évaporation de l’humidité du bois.
2) La phase de pyrolyse (entre 250 et 800 °C) est la transformation du bois en « produit gazeux ».
3) La phase d’oxydation (entre 800 et 1 100 °C) est l’entrée en incandescence du bois qui devient des braises. Connaître ces phases est essentiel, car cela permet de gérer l’arrivée d’air dans votre appareil de façon à bénéficier d’une combustion optimale.

Les poêles à bois sont en général dotés d’au moins deux arrivées d’air (primaire et secondaire) et parfois d’une arrivée d’air tertiaire.

– L’air primaire sert au démarrage du feu ;
– L’air secondaire intervient pendant la combustion, il brûle les gaz qui ont résisté à l’air primaire ;
– L’air tertiaire permet de compléter la combustion à température élevée.

Comment bien gérer l’air dans son appareil ?

Vous craignez de ne pas bien gérer l’air dans votre poêle à bois et que la qualité de la combustion ne soit pas au rendez-vous ? Suivez nos conseils.

Gérer l’air pour une combustion propre

Lors de l’allumage, l’air primaire et l’air secondaire doivent circuler. Ainsi, la température peut augmenter rapidement dans le foyer. Une fois qu’il y a des braises et que les flammes sont importantes, réduisez le débit d’air. Si vous ne le faites pas, le bois va se consumer trop vite. Fermez simplement le clapet d’air primaire et ajustez le clapet d’air secondaire de votre appareil. Les flammes doivent rester vives. Lorsqu’il n’y a plus de flammes, vous devez remettre du bois et suivre à nouveau ces conseils.

Reconnaître une combustion de qualité

Comment savoir si la combustion est de qualité dans votre appareil de chauffage au bois ?

Il suffit de regarder votre appareil. Vous constatez des dépôts de suie sur les conduits notamment ?
La fumée que votre poêle dégage est noire ? La vitre est encrassée ? Ce sont là des signes qui ne trompent pas.
En revanche, une fumée blanche/transparente et aucun dépôt de suie sur les parois démontrent une combustion de qualité (propre).

On récapitule

On parle de combustion propre lorsque celle-ci est de qualité. Mais pour qu’une combustion soit propre, il faut un apport d’air bien maîtrisé.
Les appareils récents sont équipés d’une entrée d’air primaire, d’une entrée d’air secondaire et même, pour certains, d’une entrée d’air tertiaire.

Les airs primaires et secondaires sont nécessaires pour démarrer la combustion.
Ensuite, lors de la deuxième phase, l’air secondaire suffit. L’air tertiaire, quant à lui, va permettre de compléter la combustion.
L’ouverture et la fermeture des clapets d’air dans les appareils permettent de gérer la quantité d’air et de garantir ainsi une combustion de qualité.

Autre point de vigilance

L’air n’est pas l’unique élément qui entre en compte dans la qualité d’une combustion. Un combustible de choix est également essentiel.

Vous devez donc faire attention au bois que vous achetez et à divers éléments comme son taux d’humidité, les normes/label/certifications, sa provenance et autres. Notre conseil ? Faites appel à un fournisseur professionnel, fiable et compétent.
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