Chauffer au bois

Faire ramoner sa cheminée limite le réchauffement climatique

De l’avis de tous, dès lors que l’on dispose d’un équipement performant, le bois est l’une des énergies renouvelables les plus respectueuses de l’environnement. Une affirmation à prendre toutefois avec des pincettes, car cela implique d’en effectuer régulièrement le ramonage, sous peine de contribuer au réchauffement climatique.

Le ramonage de cheminée : pourquoi bien entretenir ses conduits ?

Si vous vous chauffez au bois, vous n’êtes pas sans savoir que vous avez obligation de faire entretenir les conduits d’évacuation de votre installation tous les ans. Cette obligation de faire appel à un ramoneur professionnel respectueux des normes de ramonage tel que Kmiguel Paris est dictée par la loi. De manière récurrente, de nombreux articles paraissent à ce sujet, nul besoin de se pencher dessus une énième fois.

Dépôt de suie : flambée de la consommation en combustible

En revanche, il est un aspect qui n’est que rarement évoqué, celui de l’impact d’un conduit mal entretenu sur l’environnement. Et pourtant, dès que vous faites une belle flambée dans votre foyer fermé ou que vous mettez en marche votre poêle à granulés, il se forme de la suie. Cette production est plus ou moins importante en fonction de la qualité du combustible, de son taux d’humidité ou de son essence.

Cette suie vient se coller aux parois du conduit d’évacuation de la fumée, faisant à terme baisser les performances de votre équipement. Ainsi, selon les sources, on estime qu’un seul millimètre de suie provoque une baisse de rendement de l’ordre de 8% à 10%. Cela signifie que sans l’intervention d’un ramoneur, votre consommation de bois ou de granulés augmente rapidement.

La conséquence la plus visible de cette perte d’efficacité, c’est évidemment une facture qui s’alourdit puisque vous devez plus souvent commander auprès de votre fournisseur de bois de chauffage, de plaquettes forestière ou de granulés.

Un impact environnemental direct

Des commandes de bois ou de granulés plus fréquentes n’ont pas seulement un impact sur votre porte-monnaie. Elles en ont également un direct sur l’environnement puisqu’une production plus importante de bois de chauffage par exemple, implique :

– une exploitation plus soutenue de l’espace forestier avec des arbres parfois plus jeunes qui stockent moins de carbone,
– une plus grande consommation de combustibles d’origine fossile, aussi bien pour l’abattage et le séchage que pour la livraison.

Faire intervenir un spécialiste du ramonage permet donc d’éviter une flambée du budget alloué au chauffage, mais également d’alourdir son empreinte carbone.

La contribution de la suie au réchauffement climatique

La suie est un résidu résultant de la combustion incomplète de n’importe quel combustible comme les carburants d’origine fossile et, dans notre cas, le bois utilisé pour se chauffer. Celle que l’on devrait nommer « carbone noir » ou « carbone suie » doit sa couleur si reconnaissable à la présence de carbone (C).

Or, le noir absorbe le rayonnement solaire, contribuant à emmagasiner son énergie qui se dissipe sous forme de chaleur. Avec le CO2 ou encore le méthane, il fait partie de ses composés qui contribuent le plus à l’élévation de la température à l’échelle de la planète et à la montée du niveau des océans.

Heureusement, la bonne nouvelle est que la durée de vie du carbone suie est relativement courte, de l’ordre de quelques jours à quelques semaines. Il suffirait donc que chaque Français fasse intervenir deux fois par an un professionnel du ramonage de cheminée pour  réduire considérablement son impact environnemental et s’inscrire dans une démarche de développement durable.

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